Vincent Leman, fondateur de Prestilem
« J'aurais penché, au moment de la création de mon entreprise, pour ne pas ouvrir le capital. Je pense maintenant que c'est une erreur car la faiblesse des fonds propres est un danger pour l'entreprise. Le business angel que j'ai choisi est arrivé au moment où on voulait développer le commercial. Je l'ai rencontré par une personne intermédiaire. Il est très proche du milieu agricole et c'est un élément important pour notre entreprise. La prise de décision a été rapide, ce sont les formalités qui sont plus longues. Mais, globalement, les business angels devraient être plus connus : ce ne sont pas nécessairement des financiers et ils ont souvent un passé d'entrepreneur. »
Karine Puget, fondatrice de Genepep
« A la création de l'entreprise, je possédais 60 % du capital, le reste étant apporté par 25 personnes, amis et laboratoires. Ensuite, nous avons eu la chance d'être lauréat de plusieurs prix, ce qui nous a permis d'obtenir 350 000 euros du ministère de la recherche et 30 000 euros d'Aventis. Nous avons également obtenu des avances remboursables de la Région sous forme de prêts bancaires. Cela a financé l'activité de l'entreprise pendant trois ans, le pré-amorçage. Maintenant, nous avons développé une activité de service qui rapporte de l'argent à l'entreprise, nous avons des produits à produire et à commercialiser et un projet de recherche à financer et développer. Dans ce cadre, nous ouvrons notre capital à un fonds de capital-risque national qui fait de l'amorçage, à un fonds de capital-risque régional, à un regroupement de business angels et à trois business angels en direct. Les business angels sont les seuls aujourd'hui à faire de l'amorçage. Avec eux, ce qui est fondamental, c'est d'établir une relation de confiance. »