« Le business angel a deux grandes fonctions. La première, c'est le financement : nous comblons un trou dans la chaîne de financement. La seconde, c'est d'apporter une expérience, un réseau, un recul dont l'entrepreneur peut avoir besoin. Le business-angel est comme un conseil stratégique. Mais ce n'est pas un opérationnel et il a toujours intérêt à ce que le créateur reste majoritaire. Il peut investir à la création mais il est préférable tout de même que le créateur ait déjà monté quelque chose. Quelques conseils pour trouver un business-angel ? Contacter les réseaux existants. Être ouvert, transparent et discuter de tout avec lui. Établir une relation de confiance, un parrainage. Un business-angel est un entrepreneur, ce n'est pas un interlocuteur de plus. »
Jaouad Zemmouri, fondateur d' Osyris
« J'ai fait appel à beaucoup d'investisseurs extérieurs. A la création de l'entreprise, il me fallait le double du capital que j'avais apporté. 40 anciens collègues et amis l'ont fait. Pour les convaincre, il a fallu de la confiance, de la transparence et avoir une histoire à leur présenter, car un créateur a toujours une histoire. Quatre ans plus tard, j'ai fait appel à plusieurs business angels, mais cela n'a pas été simple car il n'y en a pas beaucoup. Il m'a fallu plusieurs années pour les convaincre. »
Mario Anid, président de Sophia Business Angels
« Il y a environ 4 000 business angels en France contre 40 000 au Royaume-Uni et 400 000 aux Etats-Unis. Il existe une trentaine de réseaux organisés, à thème géographique ou sectoriel. Un entrepreneur ou un créateur doit soumettre un projet de deux pages environ au réseau qui le distribuera à ses membres. Une fois la relation initiée, il faut compter trois à quatre rencontres avant que l'opération ne se fasse : le business angel évalue alors la dimension humaine, le talent du businessman, son expérience. Si après un mois, il n'y a pas de déclic, c'est qu'il y a un problème. »