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Love money : business et sentiment
Aussi connue comme les «3F» (Friends, Fools & Family), c’est souvent le complément de capital nécessaire pour faire émerger votre projet. La confiance est le maître mot de ce cercle, où les coups de mains doivent remplacer les coups tordus !

Sur le papier, la chose est claire : la love money est à proscrire. Les affaires et les liens familiaux, amicaux ou amoureux ont-ils déjà fait bon ménage ? Division personnelle, tensions familiales, rupture amoureuse sont autant de facteurs de risques qu'un entrepreneur ferait bien à priori d'éviter. Et pourtant, la « love money » est incontournable. Elle est souvent le seul moyen de créer une entreprise. D'autant que, signe encourageant, les sociétés à l'actionnariat concentré (et familial) figurent parmi les plus stables et celles qui se développent souvent le mieux. Pour autant, ce premier « tour de table » sera généralement suivi d’un autre, plus institutionnel : la love money permet au créateur de démontrer son projet pour le faire financer ensuite auprès d’investisseurs aguerris, en leur laissant une moindre part au capital.
Pour convaincre amis, collègues et famille d'investir à vos côtés, présentez leur un business plan détaillé et ne leur cachez rien. Pour les inciter davantage, rappelez leur les avantages fiscaux dont bénéficient les investisseurs en capital (personnes physiques) dans les PME : les contribuables continuent à bénéficier d'une réduction de l'impôt sur le revenu de 25 % des souscriptions en numéraire au capital de sociétés non cotées, dans la limite annuelle de 20 000 euros pour les célibataires et de 40 000 euros pour les couples. Soyez clairs avec vos co-investisseurs : Enfin, vous aurez toujours intérêt à vous poser la question suivante : n'y-a-t-il pas, quelque part, un business angel qui pourrait investir avec moi et qui m'apporterait, lui, une plus-value stratégique ?

Liens utiles :
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L'expérience prime sur le diplôme
Un business angel près de chez moi ?
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