Vous n'aurez peut-être pas d’autre choix pour obtenir un prêt bancaire que de vous porter caution à titre personnel sur une partie des dettes de votre entreprise.
Faites attention à ce que ce cautionnement reste limité : veillez bien à ce qu'il ne soit pas solidaire, c'est-à-dire que le banquier ait comme obligation de s'adresser d'abord à l'entreprise avant de se tourner vers vous pour le remboursement des sommes dues. Cela devrait être systématiquement le cas, mais mieux vaut être prudent.
Ensuite, stipulez clairement et par écrit l'étendue du cautionnement et ses conditions (sa durée et son plafond notamment).
Évitez l'empilement de cautions que la (ou les) banque(s) pourrai(en)t, faire jouer toutes en même temps.
Évitez également, absolument, le cautionnement du conjoint ou, plus généralement, d'un membre de la famille. Le risque est grand et même un statut matrimonial séparatiste n'épargnera pas le conjoint d'une saisie par les créanciers.
Votre banquier vous demandera sans doute également une garantie. Sachez d'abord que Oséo et d'autres institutions (comme le réseau France Active, le Fonds de garantie à l'initiative des femmes) prennent en charge en partie le risque pris par la banque. Ce qui doit limiter d'autant les hypothèques demandées. De manière générale, la banque vous demandera un nantissement sur le fonds de commerce ou sur le fonds artisanal. Ainsi, elle pourra vendre le fonds si vous ne remboursez pas vos emprunts. Parfois, la banque demandera également une garantie sur vos biens personnels, par exemple une hypothèque sur votre résidence. C'est à proscrire absolument, car cela ignore le principe fondamental de prudence de séparation entre patrimoine privé et professionnel!
Liens utiles :
Prudence en matière de cautionnement
Oséo
L'association
France Active
Fonds de garantie à
l'initiative des femmes